DAILYMOTION ARASH DERAMBARSH

dimanche 15 avril 2012

Tribune de Arash Derambarsh dans Le Nouvel Observateur + : "Le défi du Vivre Ensemble en France"

Arash Derambarsh a publié une tribune dans Le Nouvel Observateur +. Elle est intitulée "le défi du Vivre Ensemble en France"

Le niveau de cette campagne électorale n’est pas satisfaisant. Aucun des sujets qui inquiètent et qui intéressent les Français n’est débattu contradictoirement. Le buzz, la passion, le dénigrement et les insultes sont préférés au sérieux, à la sérénité, au respect et au débat. Tout est plus rapide, plus sauvage et plus artificiel. Nous manquons de calme dans le débat public.

Or, une élection présidentielle a cet avantage de permettre le rassemblement du peuple français autour de sujets forts. Nous devons débattre et nous devons nous respecter.

Nous, Français, avons le droit à un débat national sur notre justice, notre santé, notre politique internationale et européenne, notre politique économique, culturelle et numérique, sur le travail, sur les valeurs et sur notre identité nationale. Sans clivage stérile ni politique politicienne.

Valorisons ce qui va bien dans notre pays

Les événements de Toulouse, comme tout autre événement, ne doivent pas venir parasiter le débat public. L’obscurantisme ne vaincra jamais notre longue et vieille démocratie, acquise par le sang et les larmes de jeunes français à qui nous devons rendre hommage. La République ne doit pas vaciller. Mon ami Abd Al Malik me dit souvent qu’un arbre qui tombe fait toujours plus de bruit qu’une forêt qui pousse. Nous pointons sans cesse le doigt sur ce qui ne va pas mais nous ne valorisons jamais ce qui marche dans notre pays.

Néanmoins, il est légitime de nous remettre en question et de répondre aux interrogations qui divisent notre nation.

Ainsi, quel constat et quelle réponse concernant les relations entre les différentes communautés religieuses ? De même, quid des relations au sein de l’entreprise, les relations entre personnes d’origines ethniques différentes, les relations entre générations, les relations au sein des familles et surtout les relations entre hommes et femmes ?

Par ailleurs, comment répondre aux différentes menaces de notre "Pacte républicain" ? Je pense notamment à l’accroissement des inégalités sociales, la crise économique et financière, les extrémismes religieux, l’individualisme, les extrémismes politiques, le repli communautaire ou encore le fossé entre les générations ?

La solution : le "vivre ensemble"

Pour répondre à ces menaces, à ces peurs et à ces inquiétudes, la réponse doit être le "vivre ensemble". Prenons le temps d’en débattre, au-delà des clivages politiques. Ne laissons pas le calendrier électoral et le buzz médiatique rythmer ce débat que les Français réclament, mais dans le calme.

La République française doit favoriser et valoriser l’union nationale autour de concepts à réétudier et réactualiser. Pourquoi ne pas nous fixer un calendrier pour en débattre comme le font les Scandinaves ?

Ce concept du "vivre-ensemble" doit être fondé sur des droits, des devoirs et des obligations pour chacun et chacune d’entre nous.

Notre France est démembrée (les urbains contre les ruraux, les patrons contre les employés, le communautarisme, les nationaux et les étrangers,…) mais la peur et la méconnaissance ne peuvent reculer qu’avec cette seule et unique réponse du "vivre ensemble".

Une promotion des valeurs est nécessaire

Ainsi, cela passe par la promotion de valeurs telle que la laïcité, la tolérance, le respect et la dignité. Cela passe également par la formation des jeunes à la citoyenneté telle que l’enseignement théorique et pratique de l’instruction civique, le retour à un service militaire ou civil.
Mais il faut également sanctionner davantage les actes d’incivisme. Ainsi, le travail de la justice et de la police doit être réorganisé. Il n’est pas normal qu’une victime ait autant de mal à faire valoir ses droits. Une simple plainte au commissariat devient un parcours du combattant. En effet, l’agent de police incite souvent la victime à faire une main courante, ce qui n’a aucune conséquence judiciaire. Au mieux, la plainte sera faite contre X quand bien même la victime connaît l’identité de son agresseur. Et pour la grande majorité des cas, il y aura un classement sans suite. Cela entraîne des frustrations et convainc la victime à se faire justice elle-même. De plus, il faudra appliquer la peine qui a été jugée.

Dans ce "vivre-ensemble", il faudra reconsidérer notre rapport avec la pauvreté et développer la solidarité avec les plus pauvres. Certes, nous devons valoriser la méritocratie et le travail, mais écarter les plus pauvres, comme aux Etats-Unis d’Amérique, fera reculer notre "Pacte républicain". Notre système actuel n’est pas le bon car il favorise clairement l’assistanat, le népotisme et les réseaux.

Favorisons l'éducation

Ce concept doit également prendre en considération la connaissance des différentes cultures et religions présentes en France. Faire reculer la méconnaissance signifie un enseignement plus adapté et une valorisation des matières comme la géographie, l’histoire ou les sciences.

Enfin, ce concept doit prendre en compte la relation intergénérationnelle. Il est évident que les générations se comprennent moins qu’avant. Les raisons sont multiples mais la révolution numérique est un élément de réponse. Cette révolution est pourtant une chance et une opportunité.

Les hommes et les femmes politiques ont une grande responsabilité. Les journalistes et les médias également. Les français ne pardonneront pas l’atteinte à notre Pacte républicain.

N’oublions pas qu’une démocratie reste fragile. L’Iran a basculé dans la théocratie en 1979 et l’Allemagne dans la dictature en 1933.

En cette période où il n’y a jamais eu si peu de guerres et de conflits dans le monde, mais avec une des plus grandes crises que nous subissons, l’Histoire peut basculer d’un côté ou d’un autre. Aux responsables d’être à la hauteur des enjeux de notre époque.
Celui de relever le défi du "vivre ensemble" à la française afin d’éclairer de nouveau le monde.


Le Chant des Partisans


Tribune de Arash Derambarsh dans Le Monde : "Le défi renouvelé du travail de mémoire "

Arash Derambarsh a participé du 28 mars au 1er avril à un voyage de la mémoire en Pologne. Il a visité le Ghetto de Varsovie, le camp d'extermination de Treblinka et les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz - Birkenau.
Découvre avec tristesse et indignation du lieu où dormaient les détenus dans le camp de concentration de Birkenau en Pologne
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Enfants de la République française, nous sommes inquiets. Nous avons choisi de faire dialoguer les identités juives et perses. Nous avons décidé, réunissant français et iraniens, de lutter ensemble contre le négationnisme. C'est pourquoi, nous interpellons nos dirigeants politiques sur le danger que représentent les entraves au travail de mémoire. Face au négationnisme qu'il faut combattre, nous devons aussi faire le pari de l'humanisme, du savoir et de la pédagogie.
Alors que l'on pourrait croire que la lutte contre le négationnisme est devenue obsolète, force est de constater qu'il n'en est rien. En France, l'enseignement de l'histoire de la Shoah est parfois mis à mal.  Dans des classes, des professeurs menacés renoncent à enseigner l'histoire de la Shoah. Et pour les dirigeants iraniens, le négationnisme est devenu une arme au service de la violence d'Etat.
Certes, il existe un certain nombre de cadres institutionnels et juridiques solides qui nous permettent de mener une réflexion apaisée sur les questions mémorielles. Le drame de l'holocauste a été reconnu et condamné par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1945. En France, il ne peut y avoir de négation de la Shoah impunie grâce à la loi Gayssot, qui sanctionne l'expression publique des idées négationnistes. Chaque geste soutenant ce délit doit être combattu dans les tribunaux comme ailleurs. Et il en est de même dans le combat contre l'oubli des crimes contre l'humanité qui ont eu lieu en Yougoslavie, au Cambodge et lors du génocide des Tutsi au Rwanda sans oublier le génocide des Arméniens, sans oublier celui concernant l'arrestation d'Omar El Bechir qui sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
En Pologne, dans la ville Oswiecm, qui a donné son nom au camp d'Auschwitz, le temps grignote la mémoire. Notre venue, avec une délégation franco-iranienne, il y a quelques jours, a embarrassé ses habitants. Pour que la vie reprenne son cours sur ce site et dans ses alentours, certains ont la volonté d'effacer des traces, de limiter l'accès ou d'en réduire la portée. Des maisons toutes neuves jouxtent les limites du camp. Dans son jardin, une grand-mère caresse son chien à deux pas des lieux de pendaison. Comment fait-on pour vivre si proche voire même sur une fosse commune ?
Depuis plusieurs années, pour ne pas incommoder la population qui a construit des maisons sur la route, nous devons nous rendre à pied jusqu'à la Judenramp, menant aux camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (1,2 millions de morts), stoppés par un sens interdit "sauf aux riverains". Les habitants ont obtenu que les cars ne puissent plus y accéder. C'est sur ce lieu chargé d'une histoire terrible que les déportés juifs ont subi la Sélection et que la très grande majorité d'entre eux ont été envoyés vers les chambres à gaz.
Pourtant, et malgré son importance indiscutable, ce lieu n'a été réintégré au Musée que très récemment mais trop rares sont les visiteurs qui s'y rendent. Le cas est encore plus marquant s'agissant du Bunker 1 qui a été le premier lieu d'extermination systématique par le gaz des Juifs envoyés à Auschwitz-Birkenau. Cette grange, transformée par les SS en chambre à gaz a été rendue à ses propriétaires après la guerre et une nouvelle maison a été édifiée sur les ruines de la chambre à gaz et à proximité des fosses communes utilisées pour la crémation des victimes. Ce n'est que depuis quelques années et grâce au combat de l'historien Marcello Pezzetti et l'intervention de Richard Prasquier que les propriétaires ont accepté de vendre leur maison afin qu'elle soit détruite et qu'une plaque commémorative soit érigée. La route pour s'y rendre est aussi interdite aux cars, aucune indication n'est fournie par le Musée ou la ville et les habitants des maisons voisines veillent à dénoncer toute incursion d'un bus. A croire que dormir et jouer sur une fosse commune ne dérange personne et que la délimiter précisément n'est pas une priorité. Et l'idéologie officielle du Musée d'Auschwitz est de mettre en parallèle les victimes juives et polonaises sans expliquer que tout le mécanisme d'extermination ne concerne que les Juifs et les Tziganes. Ils jouent sur la notion d'extermination directe et indirecte pour atténuer, voire nier, la spécificité du sort réservé aux Juifs et aux Tziganes.
Or, que reste-t-il de la mémoire de la Shoah, si le lieu qui la garde porte en lui les germes de sa négation ? Nous ne voulons plus retourner à Auschwitz pour être indignés ou nous sentir de trop. Le site d'Auschwitz doit être débarrassé des tentatives de banalisation voire d'effacement du lieu de l'extermination tout comme d'un usage politique atténuant la spécificité du sort réservé aux Juifs.
On ne saurait dire à quel point la négation de la Shoah est grave. Le négationnisme est l'ultime moment  de l'effort d'annihilation des Juifs entrepris par les nazis. Non contents de mettre fin à leur vie, ils se sont attachés à effacer toutes traces de leur disparition. La Solution Finale visait à supprimer à tout jamais le peuple juif de la terre et des consciences.
Pour renforcer les cadres institutionnels de préservation de la mémoire et des lieux de mémoire, nous proposons la création d'un Fond Européen qui aurait vocation à garantir la transmission de la mémoire, en protégeant les lieux décisifs et en permettant aux lycéens de l'Union Européenne de visiter les camps de la mort.  Ce n'est pas une dépense, mais un investissement sur l'avenir. Nous permettrons à une nouvelle génération de voir, analyser et comprendre afin de faire barrage à la haine et à ceux qui trahissent la réalité de l'Histoire.
Aux candidats de se prononcer sur ces sujets durant la campagne électorale. Au prochain Président de la République de porter la question du négationnisme, de la préservation des lieux de mémoire et de l'éducation à l'ordre du jour du prochain G20 et des réunions de l'Union Européenne.
La Shoah ne devint un sujet de préoccupation pour les sociétés occidentales qu'à partir des années soixante-dix. A nous de faire en sorte qu'elle le reste.

mardi 3 avril 2012

Rencontre entre Arash Derambarsh et des personnes âgées à Varsovie en Pologne

Arash Derambarsh, Benjamin Orenstein (ancien déporté à Auschwitz), Marcello Pezetti (Historien et plus grand spécialiste au monde des camps d'extermination en Pologne), Jonathan Hayoun (Président UEJF)

Jonathan Hayoun (Président UEJF), Alexis Chahtahtinsky (Consul Général de France à Cracovie en Pologne), Arash Derambarsh, Allen S. Greenberg (Consul Général des Etats-Unis d'Amérique à Cracovie en Pologne)

Arash Derambarsh - Devoir de mémoire - Voyage aux camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz et Birkenau (Pologne)

Devoir de mémoire - Voyage au camp d'extermination de Treblinka (Pologne)

dimanche 23 octobre 2011

FIAC Paris 2011 - Orange : Xavier Leclerc (Facebook France), Odile Roujol (Orange France) et Arash Derambarsh

La Fiac 2011, du 20 au 23 octobre, compte 168 exposants, représentant 21 pays, répartis dans la nef et dans les nouveaux espaces.

La Foire internationale d’art contemporain ou Fiac est une manifestation d'art contemporain qui se déroule chaque année au mois d’octobre à Paris en France.

Pendant plusieurs jours, cette exposition artistique et commerciale devient le lieu de rencontre internationale entre galeristes, collectionneurs, conservateurs, directeurs de musées et personnalités du monde de l’art contemporain international.

Les galeries supérieures – galeries sud-est, galerie sud et galerie sud-ouest – dont 10 faisant partie du secteur Lafayette. Le Grand Palais abritera les galeries spécialisées en art moderne, art contemporain mais aussi en tendances émergentes.

Quant au secteur design, la Fiac appuie son engagement et renforce la visibilité des galeries de mobilier d’architecte du XXe siècle et de design contemporain. L’événement principal de cette collaboration est un « parcours design » organisé le jeudi 20 octobre à l’occasion de la nocturne des galeries parisiennes où près de 100 galeries participent.

Pour la quatrième année consécutive, le Louvre et la Fiac présenteront le programme de performances Ouvertures/Openings. Depuis 2008, ce programme de performances est organisé à l’auditorium du Louvre.

La Fiac inaugure également en 2011 un nouveau parcours d’œuvres extérieures dans un lieu emblématique de Paris, le Jardin des Plantes, cœur historique du Muséum national d’histoire naturelle tout en développant pour la sixième année consécutive un programme d’œuvres extérieures au cœur du Jardin des Tuileries en s'associant au Louvre.

Copyright : Charles Delcourt
www.charlesdelcourt.com

FIAC Paris 2011 - Orange : Catherine Ertzscheid, Christophe Pelletier, Sandrine Joseph, Najett Defrance, David Lacombled, Fadhila Brahimi, Arash Derambarsh, Jalila Levesque

La Fiac 2011, du 20 au 23 octobre, compte 168 exposants, représentant 21 pays, répartis dans la nef et dans les nouveaux espaces.

La Foire internationale d’art contemporain ou Fiac est une manifestation d'art contemporain qui se déroule chaque année au mois d’octobre à Paris en France.

Pendant plusieurs jours, cette exposition artistique et commerciale devient le lieu de rencontre internationale entre galeristes, collectionneurs, conservateurs, directeurs de musées et personnalités du monde de l’art contemporain international.

Les galeries supérieures – galeries sud-est, galerie sud et galerie sud-ouest – dont 10 faisant partie du secteur Lafayette. Le Grand Palais abritera les galeries spécialisées en art moderne, art contemporain mais aussi en tendances émergentes.

Quant au secteur design, la Fiac appuie son engagement et renforce la visibilité des galeries de mobilier d’architecte du XXe siècle et de design contemporain. L’événement principal de cette collaboration est un « parcours design » organisé le jeudi 20 octobre à l’occasion de la nocturne des galeries parisiennes où près de 100 galeries participent.

Pour la quatrième année consécutive, le Louvre et la Fiac présenteront le programme de performances Ouvertures/Openings. Depuis 2008, ce programme de performances est organisé à l’auditorium du Louvre.

La Fiac inaugure également en 2011 un nouveau parcours d’œuvres extérieures dans un lieu emblématique de Paris, le Jardin des Plantes, cœur historique du Muséum national d’histoire naturelle tout en développant pour la sixième année consécutive un programme d’œuvres extérieures au cœur du Jardin des Tuileries en s'associant au Louvre.

Copyright : Charles Delcourt
www.charlesdelcourt.com

mercredi 28 septembre 2011

dimanche 5 septembre 2010

La diffamation : une réforme importante à réaliser

La diffamation est définie à l'article 29 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et pour la caractériser, les allégations doivent porter atteinte à l’honneur et à la considération de la personne visée.

Une démonstration toujours difficile puisqu'elle exige que soient réunies au moins quatre conditions : la sincérité (le diffamateur croyait vrai le fait diffamatoire), la poursuite d'un but légitime (le souci d'informer et non de nuire), la proportionnalité du but poursuivi et du dommage causé et le souci d'une certaine prudence.

La sanction pénale est une peine d’amende de 12000 euros.

Néanmoins, il est inconcevable de porter plainte au pénal contre un individu et de sortir l'artillerie lourde en guise de répression.

La procédure pénale en matière de diffamation met la pression sur le mis en cause (auditions, perquisitions, garde à vue, détention provisoire...).

Rappelons-nous du journaliste Vittorio de Filippis, qui a été directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, et qui a été interpellé à son domicile pour une banale affaire de diffamation.

Il y a toujours disproportion en l’espèce. D'un côté comme de l'autre.

Je pense personnellement qu’il faille dépénaliser la diffamation, en la transformant en une faute civile donnant à la victime un droit à «réparation».

A ce propos, le Président de la République Nicolas Sarkozy l’a demandé.

En effet, il serait important de mener une véritable réforme en matière de procédure civile afin de permettre aux parties d’avoir un délai de prescription plus long que le simple trois mois au pénal (un an par exemple en matière civile), une audition des témoins au regard de la qualité du débat et du principe du contradictoire mais en revanche, exiger une amende plus conséquente.

Par conséquent, je suis contre la garde à vue, la mise en examen, la détention provisoire et toute cette procédure pénale lourde qui encombre nos tribunaux en matière de diffamation publique.

D’autant plus que l’on prévoit de supprimer le juge d’instruction et donc l’indépendance en matière d’enquête. Que faire fasse à un Parquet recevant ses instructions directement du Pouvoir ? Le principe de séparation des pouvoirs, principe fondamental de nos institutions, est une garantie de la vitalité de notre République.

Pourtant, une réforme est fondamentale. L'objectif est de faire bouger les lignes de la société française en matière pénale et non de la faire régresser.

Ainsi, j'ai publié l'ouvrage, "Seul contre Tous !" de Marc Machin.

J'avais un but : relancer le débat fondamental sur la réforme urgente de la justice concernant la prise en charge de la victime, la fonction de l'avocat, le principe de l'enquête et surtout, le rôle du juge d'instruction, qui doit instruire à charge et à décharge.

Pareil pour l'ouvrage de Karim Achoui.

La liberté d’expression est une chance.

Saisissons-la mais par pitié, exigeons également de l'humilité, de la sérénité et du calme en matière d'information. N'oublions pas les nombreuses affaires où les journalistes et les commentateurs (bloggeur, analystes, etc.) se sont rués sur une information causant un préjudice grave pour la victime.
N’oublions pas non plus l’affaire d’Outreau.

Pour info, il n'y a eu que deux ouvrages qui ont été censuré sous la Ve République en France :

- Au milieu des années 1980, un livre de Jean-Bedel Bokassa mettant en cause l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing au sujet de l'affaire des diamants est pilonné.

- et le livre "Le Grand Secret" de Claude Gubler, ancien médecin du président François Mitterrand, est interdit par décision de justice peu de jours après sa parution en 1996.



Jean-Philippe Blanc, Golan, Arash Derambarsh


samedi 7 août 2010

dimanche 27 juin 2010

Arash Derambarsh à Montpellier (Victoire de Samothrace)

La Victoire de Samothrace (en grec ancien Νίκη της Σαμοθράκης / Níkê tês Samothrákês) est une sculpture grecque de l'époque hellénistique représentant la déesse Niké, personnification de la victoire. Elle est actuellement conservée au musée du Louvre. Une reproduction de l'œuvre est située sur l'esplanade de l'Europe dans le quartier Antigone à Montpellier.

mardi 22 juin 2010

Equipe de France : de la bérézina à l'affaire d'Etat


Comment se trouver plus bas que le niveau affligeant, pathétique et lamentable de nos Bleus ? Tous les mots du monde ne pourraient me permettre de décrire ma colère et mon étonnement devant tant de bêtise. Si l’enjeu n’était pas si important, la situation ferait rire.


Nous parlons bien de sport et de football mais c’est évidemment bien plus que ça. Comme je l’ai souvent affirmé, la coupe du monde de football réunit plus d’Etats membres au sein de la FIFA que d’Etats membres eu sein de l’ONU. Comme je l’ai souvent affirmé, le football dépasse le simple sport pour être un fait de société. Comme je l’ai souvent affirmé, les enjeux de ce sport représentent un impact énorme pour l’économie, la sociologie et la géopolitique.

Dans un tel contexte, l’équipe de France de Football, nos Bleus, représente notre image, nos valeurs, et ils sont nos représentants. C’est pour cette raison que cette bérézina prend le chemin d'une affaire d’Etat. Depuis la fin de la glorieuse coupe du monde de 2006, la France balbutie son football. Pire, elle est devenue un bateau ivre qui divague vers une chute d’eau.

Il y a plusieurs responsables à cette rocambolesque aventure qui fait honte à toute la France.Tout d’abord, la Fédération Française de Football (FFF) qui a reconduit un sélectionneur, Raymond Domenech, malgré un championnat d’Europe (Euro) en 2008 que je pourrais qualifier de pitoyable. Je rappelle les résultats pour les amnésiques. 0-0 contre la Roumanie, défaite 4-1 contre les Pays-Bas et défaite 2-0 contre l’Italie.

Miracle, Jean-Pierre Escalette, Président de la FFF depuis 2005, reconduit le sélectionneur avec l’appui de Gérard Houllier et de Noël Le Graët. A titre de comparaison, la Fédération Italienne de Football a remercié Roberto Donadoni, sélectionneur de la Squadra Azzura (équipe d’Italie), championne du monde en 2006 et éliminé en ¼ de finale à l’Euro 2008. Jean-Michel Larqué avait critiqué cette reconduite sur les antennes de RMC.

La FFF a valorisé l’argent et les sponsors. Elle a créé la communication du « bunker » en séparant les joueurs des journalistes. Plus grave, elle a creusé un fossé entre les Bleus et ses supporters. Certains ont fait le déplacement en Afrique du sud sans même pouvoir les approcher. Ridicule.

La FFF doit clairement tourner une page et des démissions doivent être posées. Jean-Louis Valentin, le directeur de l'équipe de France, a déjà annoncé hier sa démission. Autre responsable, Raymond Domenech. Le sélectionneur n’a jamais été à la hauteur de l’événement. Manquement grave au niveau des compétences sur le plan du football, il a parlé de tout sauf de l’essentiel. La réalité, c’est qu’il n’a jamais eu d’autorité. Ni devant les joueurs, ni devant les médias. Qu’importe, il n’a jamais rien remporté avec les Bleus et son bilan reste donc médiocre.

Enfin et surtout, les joueurs.

Je les ai soutenu, au point même de leur offrir une centaine de livres. Mais il y a des limites. Non Nicolas Anelka, on n’insulte pas le sélectionneur national de « va te faire enculer sale fils de pute » (la une du journal l’Equipe). Cette injure inqualifiable mérite l’exclusion à vie de l’équipe de France de Football. Tu n’imagines pas l’impact sur la jeunesse. Tu as de l’influence et des tas de gens se voient en toi car tu es une idole et tu dois donc te comporter comme un modèle, sur le terrain et en dehors.

Non Patrice Evra, celui qu’il faut « éliminer », ce n’est pas la « taupe » ou le « traitre » mais celui qui insulte. Nous apprenons même que Patrice Evra et Robert Duverne, le préparateur physique de l'équipe de France, se sont battus. (vidéo ci-contre)

Non William Gallas, les blessures ne doivent pas t’empêcher de te transcender pour le maillot tricolore. Regarde l’ivoirien Didier Drogba qui s’est cassé le bras, il y a 10 jours, et qui joue dimanche soir contre le Brésil.


Mention spéciale « démagogie » pour le Président de la République Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, la Ministre Roselyne Bachelot et la Secrétaire d’Etat Rama Yade pour avoir défendu la main de Thierry Henry. Défendre la triche, contre l’Eire, en affirmant le honteux adage « pas vu, pas pris » prouve bien que l’Etat ne défend pas la morale et l’éthique.

Je résume : affaire Zahia, communication lamentable de la FFF et du sélectionneur, l’un des pires football jamais pratiqué dans notre histoire, des joueurs vulgaires et agressifs, l’argent et la superficialité, pas de moral et pas d’éthique. Cela fait beaucoup et le ménage à faire est urgent.

Et pendant ce temps-là, que font l’Argentine, les USA, le Mexique ou les Pays-Bas ? Ils jouent au football.

vendredi 4 juin 2010

Madeleine Malraux avec Laurent de Gaulle et Arash Derambarsh

Le 19 avril 2010, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication a remis les insignes d’Officier dans l’ordre de la Légion d’honneur à Madeleine Malraux.

Frédéric Mitterrand a remis à Madeleine Malraux, le 19 avril, les insignes d’Officier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Madeleine Malraux, concertiste, fut la seconde épouse d’André Malraux, ancien ministre de la Culture.

A l’occasion de cette cérémonie, Madeleine Malraux a donné un récital de piano dans les salons du ministère de la Culture et de la Communication, rue de Valois.

Dans son discours, Frédéric Mitterrand a loué la « sensibilité » de cette grande artiste, « mais aussi l’agilité et l’imagination presque primesautière qui inspirent vos interprétations et qui révèlent une jeunesse d’esprit et de cœur vraiment exceptionnelle ».

Le ministre a conclu en disant que les salons du ministère de la Culture étaient les siens « car ce ministère est et reste celui d’André Malraux. C’est lui qui en a été le fondateur, il porte à jamais sa marque et il est et sera toujours porté par son énergie et par son exemple. »